Welcome to INTENSE TWILIGHT...

Welcome to INTENSE TWILIGHT...

Chers twilighters,
Bienvenue sur ce blog, crée par Gwen et moi (Wendy). Nous avons décidé d'écrire notre propre fiction basé bien évidemment sur twilight (vu qu'on est complètement addicted!!!). Dans notre intérêt et celui des lecteurs (qui comprendront plus tard) nous tenons à ne pas dévoiler explicitement le contenu de notre fiction, afin de conserver la dimension mystérieuse de l'histoire.

Nous espérons que notre fiction vous plaira.
PS: Cette fiction comportera également des LEMON (scènes osées)...

Amateurs de sensations fortes, d'angoisse, de suspense, avides de mystère???
Bonne lecture...et n'hésitez pas à lâcher vos coms!!!




# Posté le vendredi 28 novembre 2008 10:18

Modifié le samedi 04 avril 2009 10:04

Prévenus et questions...

Prévenus et questions...


Voici la liste de prévenus et si vous voulez en faire partie lâchez votre com!!

- twilight-wind
- twiligh-t-fic
- emelineetemmett4ever
- twilight-dark.skyrock
- xxxtwilightxxx
- xx--3stell3--xx
- obstination-edward
- my-twii-list
- fict-twilight-bella
- shalimare666
- x-twilight-you-x
- xsaad-face
- cha-cha009
- fan-fics-twilghts
- rachel18du45
- princessgabriella31
- magic218
- myfictwilight
- heuu--bullas--heuu
- twilight-new-fiction
- xalexeex25
- evelyne-raconte
- fiictiion-of-me
- coucou3333
- lya-cullen-fic
- iliane-twilight
- xfascinationbellaedwardx
- nutellavschupa-chups
- newtwilight
- vici77
- missrockdu25
- twilight-fiction-15
- xx-we-can-not-die-xx
- psck-c-magiique
- vanillalovedu93
- i--want-x
- i-want-to-die-i-m-not-h
- aurelie9226
- sans-indiscretions
- angelgirl095
- alyssa313
- bellesimages147
- edward-and-bella19
- enmer2se
- bbeyy-gasy
- minniemawii
- edwardforbella
- complicatied
- gaalouuw
- story-bestfriends
- newgothtwo
- crash-boom-bang
- dory74
- sammiieee159263
- amour-vampirique
- fic-twilight-exeption
- x-emo-tiion-hell-ziik
- edward-for-bella-cullen
- bella-new-family
- how-tosave-a-life

Si vous avez des questions posez-les nous!!!

Questions de fan-fics-twilghts:

- Comment trouvez-vous le temps d'écrire une si belle histoire ???
Etes vous des supers héros ???? ^o) Mdrrr
Comment faites vous pour écrire à deux ??? ça doit être dur déjà qu'une personne c'est pas facile :S (J'en connais un rayon xDey)
Et sinon une p'tite question personnelle lol Vous êtes d'ou ???

Réponses: - Premièrement on est pas des supers héros!!! mdr (bien qu'on aimerait bien être des vampires)!!! Franchement, ce n'est pas une question de temps, on a commencé à écrire dès qu'on a eu l'idée de faire cette fiction et on se donne à fond!! Bien sûr comme tout le monde, on a des devoirs (malheureusement) et puis on essaie aussi de profiter de nos vacs! Mais comme écrire est une passion peu importe le temps, on écrit (et puis on trouve toujours le temps quand on a des idées!!!).
- Alors concernant l'écriture à deux, on met en commun nos idées. On établit une sorte de plan et puis il y a certains passages ou points de vue de personnage que l'une ou l'autre préfère écrire, donc on se répartit la tâche et ça marche bien pour le moment. Le fait est qu'on est d'accord sur tout vu qu'on a à peu près les mêmes idées et surtout on a la même vision des choses concernant la fic donc voilà.
- D'où sommes nous! Très bonne question!!! (lol) On vient de La Réunion. Pour ceux qui ne connaissent pas c'est un département d'Outre-mer, une petite île dans l'Océan Indien (et en ce moment la chaleur c'est pas ce qui manque).


D'autres questions???

Je sais qu'il y a une question qui vous titille. Les Hale sont-ils des vampires ou pas? Quelle est leur véritable nature?

Réponse: Eh bien les Hale sont ...
Désolée, on est sadique mais vous ne le saurez pas tout de suite xD
Suspense!!!! Soyez attentifs il y a des indices dans chaque chapitre même si l'on fait exprès de porter la confusion!!! Mais ne vous inquiétez pas vous saurez tout ça en temps et en heure!!!

Si vous voulez émettre vos hypothèses il y a un article dédié à cela!!
A bientôt et merci de suivre notre fic chers twilighters!!



# Posté le vendredi 12 décembre 2008 10:26

Modifié le vendredi 05 juin 2009 10:15

PROLOGUE

PROLOGUE

oo0oo Je souffrais. Mais, il restait un espoir, un infime espoir qui devenait au fil des secondes qui s'écoulaient, une question de survie. Le temps pressait. De minute en minute, de seconde en seconde, je m'éloignais d'elle et un sentiment de désespoir me submergea. Non, il ne fallait pas abandonner. Soudain, tout devint clair. Je savais ce que je devais faire. Je le savais et l'avais toujours su. Une seule chose en tête: la sauver - et cela par tous les moyens possibles. Elle avait changé ma vie, elle en était même devenue l'essence. Je mis quelques secondes à réaliser la portée de mes propres mots et à réagir. Ma souffrance avait laissé place à un sentiment de détermination. Plus rien ne comptait à part elle. Je me mis à courir...

Elle se trouvait là, au milieu de cette clairière encerclée par ses assaillants. Ils étaient six. Cependant, elle n'était pas en position d'attaque, prête à se défendre pour garder la vie sauve. Majestueuse, elle paraîssait complètement calme, les paumes des mains levées vers le ciel. Ils s'approchaient de plus en plus d'elle, une lueur féroce dans le regard. Mon angoisse réapparut, plus forte, mais je me ressaisis. Elle restait immobile, les regardant tour à tour dans les yeux. Ses traits étaient indéchiffrables, aucune once de peur, d'appréhénsion, elle ne laissait transparaître aucune émotion. Tout à coup, ses yeux rencontrèrent les miens. Je me figeai. Je crus lire de la détresse dans son regard. Mais c'était trop tard. Ils attaquèrent... oo0oo




oo0oo Ce petit jeu avait duré plusieurs minutes. Ils étaient six et semblaient sûrs d'eux. Cette réflexion me fit sourire. La bête noire avait ressurgi. La haine que j'avais jusqu'ici enfoui au plus profond de mes entrailles avait ressurgi comme si elle avait toujours été là. Mon passé me rattrapait et ses démons aussi. Je restais immobile, impassible, les regardant tour à tour. Lorsque mes yeux s'arrêtèrent sur les siens. Non, pas lui. Je tressaillis. La panique m'envahit peu à peu. C'est à ce moment qu'ils décidèrent d'attaquer. Je n'eus pas le temps de réagir.

Il avait été le plus rapide. Son mouvement avait été fluide. Un nouvel éclat brillait dans son regard. Il incarnait une force indescriptible. Il était invincible. Ses gestes étaient précis et sans appel. Ils n'avaient qu'une issue: la mort. Il en restait deux. Eberluée, je restais figée, fascinée par une telle grâce imprégnée de tant de puissance.
Dans un élan, il se transforma. Majestueuse. Telle était la scène à laquelle je venais d'assister.
Une force incroyable émanait de lui. Une harmonie s'était créee. Une nouvelle ère commençait... oo0oo


# Posté le vendredi 28 novembre 2008 11:18

Modifié le vendredi 28 novembre 2008 11:29

" Un parfum. Un regard. Un sourire. Un souffle. Envoûté. Mon nom est DESIR"

" Un parfum. Un regard. Un sourire. Un souffle. Envoûté. Mon nom est DESIR"



Chapitre1: Proies du désir.

- Ben Eddy, t'as l'air dans les vapes, on ne supporte plus deux petites gouttes d'alcool?

Les yeux de mon frère me fixaient comme deux grosses billes noires. Un sourire taquin dessiné sur les lèvres, il poussa vers moi son verre d'eau:

- Tiens, bois un peu de liquide saint. La prochaine fois, je surveillerai de plus près tes consommations, tu n'es pas raisonnable à ce que je vois.

Agacé, je repoussai le verre brutalement vers Emmett qui l'évita. Si Jasper ne l'avait pas rattrapé à temps, il se serait sûrement explosé en mille morceaux. Explosé comme les parois de mon cerveau qui semblaient se cogner l'une contre l'autre à chaque bruit parasite que mes oreilles trop fines interceptaient. Je ne boirai plus jamais. Phrase inconditionnelle de la gueule de bois. Mon estomac se retourna en sentant l'odeur d'un plat rempli de sauce.
Mon dieu pas lui:

- Salut Edward! Alors, la forme?!

Je ne relevai même pas la tête, en entendant Mike Newton s'adresser à moi. Je me contentai de soupirer d'un air las. J'aurais du rester chez moi...

- Ben Eddy!! Tu ne réponds pas à ton ami Miky? Un peu de politesse voyons! intervint Emmett de sa voix railleuse.

Je ne réagissais toujours pas et le blondinet continua:

- Je crois que tu n'as pas l'air très bien réveillé.
- Oh, Eddy ne tient juste pas l'alcool. Hein p'tit frère?!

Je sentis une forte tape m'assener le dos et je me redressai en sursautant. Ma tête semblait être une énorme boule de bowling. Je foudroyai mes interlocuteurs du regard et déclarai sèchement:

- Bon écoutez, vous allez me laisser tranquille sinon ça ira vraiment mal, compris?

Après un court silence, marqué par la surprise de Mike, Emmett repris sur le même ton en avançant son bras vers mes épaules:

- Te mets pas dans cet état Eddy!

Je repoussai son bras violemment et haussai la voix:

- Tu me fiches la paix et tu arrêtes avec tes surnoms débiles. Mon nom c'est Edward, alors tu m'appelles Edward, compris petit frère.

J'accentuai ces deux derniers mots afin de rappeler à Emmett son rang de cadet au sein de la fratrie. Avec ses un mètre quatre vingt dix et sa musculature impressionnante, il avait tendance à oublier que j'étais l'aîné et pas le contraire:

- Oulah! Relax! Il a l'alcool colérique celui-là! S'exclama mon frère en gardant son ton moqueur, imperturbable.

Il se rassit et regarda Jasper en fronçant un sourcil. Le plus jeune des garçons Hale, semblait toujours plongé dans une profonde observation. La tête appuyé contre son coude, rien n'échappait à sa surveillance continuelle. Au regard d'Emmett, Jasper comprit immédiatement ce qu'il attendait. Je le devinai aussi d'ailleurs et ma boîte crânienne sembla s'alléger. Je gratifiai mon frère d'un signe de tête et dévisageai Mike toujours planté là comme un piquet, à ma droite, un plateau débordant de nourriture dans les mains. Il sourit timidement et annonça:

- Je vois que tu vas mieux.
- Non. Comme tu peux le constater, depuis tout à l'heure je fais de l'apnée. Mais merci, tes commentaires pertinents m'ont fait prendre en compte la présence de l'oxygène autre part qu'entre mes jambes.

Il me contempla, un air ahuri sur le visage, avant de marmonner:

- Désolé Edward, je...

Je l'interrompis en prenant ma voix la plus méprisante:

- Très bien. Excuses acceptées. Maintenant, tu pourrais éviter de rester immobile à côté de moi s'il te plaît? C'est inutile d'espérer, aucun d'entre nous n'avait l'intention de t'inviter à prendre place à notre table. Au revoir.

Le pauvre bafouilla un autre « désolé » avant de s'éclipser vers la table placée en plein milieu du réfectoire où il mangeait habituellement. A sa droite se trouvait Jessica. Son regard me brûlait le dos depuis que je m'étais assis et ça contribuait en partie à mon irritation. Elle pensait à la soirée de la veille, j'en étais persuadé. Elle devait se demander quand est ce qu'elle aurait l'occasion de m'attirer chez elle et d'obtenir enfin ce qu'elle attendait depuis que ses hormones avaient commencé à fonctionner. Totalement pathétique cette fille... Comme pour intervenir à ma discussion mentale, Emmett s'esclaffa:

- En dirait qu'elle est bien chaude la Jessica. Je ne sais pas ce que tu lui as fait hier soir mais ça l'a marqué!
- Je coupe court à tes insinuations, on n'a pas couché ensemble.
- Vraiment?
- Vraiment. Acquiesçai-je.
- Pourtant tu ne fais pas le difficile pour ce genre de relation sociale. Elle est pas mal en plus! Je l'ai déjà testé, je t'assure que tu rates quelque chose! Elle m'a...
- S'il te plaît Emmett; pas de détails, j'ai la tête qui me tiraille dans tous les sens. Je ne suis pas d'humeur à supporter le récit de tes ébats sexuels.
- Ok, Ok. Se résigna-t-il. Ah, je te préférais bourré. T'es plus violent, mais moins rabat joie. Tu n' trouves pas Jasper?!

En n'entendant pas la réponse de notre benjamin, nous nous retournâmes immédiatement vers lui. Il semblait encore plus crispé que d'habitude. Une fine ride lui traversait le front, ses sens étaient à l'affût. Instinctivement, nous nous concentrâmes sur notre propre ouïe et sondèrent le réfectoire à la recherche de ce qui avait troublé Jasper à ce point. Ce n'était pas difficile... Des frôlements doux sur le sol, un parfum fleuri, sucré, qui enivrait. Il y avait trois personnes, trois respirations différentes. Les trois mystérieux individus allaient bientôt pénétrer dans la cafétéria d'après ce qu'annonçait la proximité de leur pas. Encore quelques secondes. Mes muscles étaient contractés et mon cerveau s'était apaisé. Je ne comprenais pas, la contradiction de mes réflexes. En observant mes frères, je constatai qu'ils ressentaient la même chose que moi: l'envie de bondir et l'envie de se laisser aller à humer cette odeur euphorique. Ce fût la première fois que je les vis. Elles foulèrent le sol de la cafétéria de leur démarche gracieuse, je ne pus retenir un léger sursaut de surprise en les voyant. La première était sûrement la plus belle des trois. Et encore, l'adjectif en devenait presque insultant devant l'indécence de sa splendeur. Plus grande que les autres, une chevelure blonde qui descendait en grosses boucles jusqu'au milieu de son dos, une silhouette à en couper le souffle: longiligne, pulpeuse, personne n'aurait pu s'empêcher de suivre les courbes que ses hanches dessinaient en marchant sur ses talons aiguilles. Sa chemise blanche frôlait sa peau fine laissant apparaître des parcelles de son ventre plat. Ses lèvres pleines arborait une moue sévère et séductrice qui en aurait réduit plus d'un à l'esclavage. La deuxième arrivait d'une démarche si légère, qu'elle semblait flotter au dessus du sol. Si sa s½ur n'avait pas été là, on aurait pu penser qu'elle était la plus belle créature que ce monde ait connue. Elle semblait plus jeune que la blonde plantureuse. Plus jeune fille que femme, plus mignonne. Ses fines épaules que découvrait un pull échancré gris pâle, semblait pouvoir se briser à chaque coup de vent. Ses cheveux d'un noir de jais pointaient dans tous les sens, encerclaient à merveille son petit visage. Ses yeux semblaient pétiller et les coins de sa bouche retroussée lui donnaient un air espiègle et joyeux. Alors que les deux premières marchaient à quelques centimètres l'une de l'autre, la dernière était bien plus distante. Elle marchait lentement, le pas plus hésitant, d'une grâce plus maladroite. Intimidée, elle mordait ses lèvres roses dans un geste nerveux et tenait son sac par la bandoulière, les doigts crispés. Si mon c½ur avait doublé ses pulsions quand elles avaient rencontré mon regard, il s'arrêta complètement quand je la vis, elle. De taille moyenne, menue, elle paraissait pourtant plus fragile, plus vulnérable que les deux autres. J'eus soudain envie de la serrer dans mes bras. De réchauffer sa peau trop fine et trop pâle, qui, j'en étais sûr, aurait pu se déchirer au contact du coton. Ses longs cheveux bruns cachaient les contours de son visage en forme de c½ur, tel deux rideaux de soies. Je détaillais entièrement sa silhouette, ses courbes, sa taille bien marquée, je me raidis d'autant plus sur ma chaise: parfaite dans son imperfection. Je la désirai immédiatement. Elle semblait tellement plus inaccessible que les autres! Dans son regard transparaissait son intelligence. Je la voulais, je l'aurai. Elles s'assirent toutes les trois à une table de l'autre côté de la cafétéria. Alors que je reprenais mes esprits sans pour autant pouvoir détacher mon regard de la jolie brune ténébreuse, je me rendis compte que le bruit dans la grande salle avait fait place à un lourd silence. Plus personne ne parlait, seul les respirations accélérées osaient interrompre l'arrivée des trois déesses. Je me tournai vers mes frères. Ils étaient aussi émus que moi. Emmett se tourna à son tour, la bouche restée ouverte et déclara encore sous le choc:

- Putin c'est une blague! Trois mannequins dans une ville aussi paumée que Forks! C'est une blague?!!

Il n'eut aucune réponse. Je fus surpris d'entendre clairement Jasper murmurer « elle est magnifique». Mon frère était quelqu'un de sérieux, ce n'était pas vraiment son genre de se perdre dans la contemplation de filles. Emmett ayant retrouvé son enthousiasme s'exclama au bord de l'excitation:

- Les mecs! Je vous préviens! La blonde TROP bonne elle est à moi en premier! Je vous jure, quand je vois trois canons comme ça, je me dis que y'a vraiment un dieu dans le ciel! Edward, tu fais pas ta pute avec elle! Pas le coup des beaux yeux verts mystérieux! Je te la laisse quand j'en aurai fini avec elle, OK?
- T'inquiète pas, tu peux la garder.
- Oh! Tu as déjà ta proie c'est ça?

Je poussais du coude son visage qu'il avait rapproché du mien, feignant la confidence. Oui, j'avais ma proie, mais j'étais un chasseur solitaire. Jasper aussi se taisait et semblait à présent plongé dans de profondes réflexions. La table trembla soudain sous le coup d'Emmett qui s'était levé en disant: « A l'attaque ». J'observai amusé la scène qui allait se dérouler. Il se fraya un chemin de sa démarche de gangster entre les tables et posa ses grandes mains sur la table des trois filles. J'entendis un brouhaha de voix s'élever: tous les regards étaient fixés sur la première approche du frère Hale:

- Salut les filles, bienvenue à Forks. Je m'appelle Emmett Hale. Sur la table là-bas, dit-il en nous désignant du doigt, ce sont mes deux frères: Edward et Jasper. Si vous avez un problème quelconque, faîtes nous signe.

Il attaquait déjà le sourire ravageur du mec sûr de lui et se tenait de façon à mettre en avant ses pectoraux. Les trois filles se regardèrent d'abord surprises, puis, la petite aux cheveux pleins d'épis tendit une main aussi fine qu'elle, en souriant chaleureusement:

- Salut! Heureuse de faire ta connaissance! Je m'appelle Alice Cullen. Voici mes s½urs Bella et Rosalie.

En énonçant les prénoms, elle montrait de la tête de ses deux s½urs l'une après l'autre. Bella. Ce prénom s'enduit dans mon cerveau comme englué par du ciment. Il n'y bougerait pas, je le savais. J'observai les réactions des deux autres. La blonde semblait contrariée et amusée en même temps. L'expression typique de la fille suffisante et sûre d'elle même. A l'instant même, j'aurai parié qu'elle se réjouissait intérieurement de sentir l'attention masculine sur sa beauté. A voir son comportement, sa démarche, j'en déduisis que c'était une personne narcissique qui n'avait que sa beauté et qui semblait s'en contenter. Sa s½ur, Bella, regardait Emmett avec intérêt. Elle lui sourit gentiment quand il se tourna vers elle, mais ne dit rien. Il n'y avait que la dénommée Alice qui ne semblait pas avoir la langue dans sa poche et qui commençait à demander à mon frère la position des salles de classes dans l'établissement. Celui-ci paraissait contrarié de l'indifférence de la blonde mais se plaisait tout de même à discuter avec sa s½ur. Elle avait une voix vive et claire qui rappelait des carillons. Elle m'inspirait la sympathie, ce qui était très rare. Le brouhaha environnant ne semblait pas s'arrêter et je ressentis de nouveaux mots de tête me reprendre. Mais c'était un mal de tête assez différent. Comme si des milliers de pensées entraient dans mon cerveau et grésillaient derrière mes oreilles. Je maudissais intérieurement tous ces bavardages intempestifs. Je me levai brusquement et déposai mon plateau sentant ma démarche plus lourde que d'habitude. Décidément, je devrais vraiment rentrer me reposer. Alors que je m'apprêtai à sortir, la voix d'Emmett m'interpella depuis le coin du réfectoire où il continuait sa cour:

- Hé! Edward! Viens deux secondes s'il te plaît!

Je tournai les talons machinalement et rejoignais Emmett en essayant de paraître le plus indifférent possible. Car plus je m'approchais de leur table, plus je me noyais dans le parfum de leur peaux tout en contrôlant mes muscles qui se contractaient de façon incompréhensible. Je me tins derrière mon frère et souris poliment aux trois filles en me présentant, feignant de ne pas savoir qu'on l'avait déjà fait auparavant:

- Enchanté mesdemoiselles, je m'appelle Edward Hale, je suis le frère d'Emmett.

Les trois jeunes filles me détaillèrent un instant et Alice pris de nouveau l'initiative de la conversation:

- Bonjour! Je suis Alice! Emmett m'a dit que tu avais cours de mathématiques dans la même salle que moi.
- Oui, et je lui ai dit que ça ne te poserai aucun problème de l'accompagner jusqu'à la B400. Enchaîna Emmett.
- D'accord. Il n'y a aucun problème. Ce sera un plaisir.
- Merci beaucoup! S'exclama-t-elle en m'assenant un sourire éblouissant.

Je ne pouvais m'empêcher de l'apprécier. Habituellement froid et distant, je me surpris à vraiment penser les formules de politesse que je venais de dire.

- J'ai besoin de prendre un peu l'air, mais je t'attendrai devant le réfectoire dix minutes avant le cours d'accord ?

Je repris en constatant que mes maux de têtes ne se calmaient pas.

- Oh, je ne vais pas te faire attendre, je viens tout de suite. A moins bien sûr que tu ne voulais profiter du temps restant pour rester un peu seul.

Je la regardai, surpris de sa compassion et répondit en souriant :

- Non, ne t'inquiète pas. Je recherchais juste un peu plus de calme, ta présence est la bienvenue.

Elle sourit de nouveau et se leva en adressant un signe de main à ses s½urs:

- Je vous retrouve à la fin des cours alors.
- A tout à l'heure! Répondit Bella.

Au son de sa voix, aussi douce que le miel, les battements de mon c½ur s'accélérèrent. J'inclinai la tête légèrement et les saluai à mon tour:

- Je vous souhaite une bonne journée. Rosalie, Bella.

En prononçant son prénom, je pris soin de croiser son regard et de la fixer intensément. Elle détourna ses grands yeux ocres, gênée, et je fus surpris de constater que ses pommettes n'en avaient pas rougi pour autant. Je questionnai mon frère du regard pour voir ce qu'il s'apprêtait à faire et je compris immédiatement: il voulait isoler Rosalie pour enfin passer à l'attaque. Plutôt effronté comme plan. Je sortis donc de la cafétéria avec Alice qui me suivait de sa démarche fluette, sans porter attention à Emmett qui me cria:

- Et moi alors?! Tu n'me salues pas?! Y'a vraiment plus de respect au sein d'une famille!

Depuis quelques minutes déjà j'avançais dans les couloirs du lycée en compagnie d'Alice. Elle était bavarde mais ce qu'elle disait était toujours intéressant et je me plaisais à discuter avec elle. Elle avait l'esprit vif et s'enthousiasmait pour toute sorte de chose, ce qui changeait un peu de mon attitude naturellement blasée, comme le disait Jasper. Elle me posait des questions sur le lycée, la ville, mes frères et moi, et je faisais de même, en la questionnant sur son ancienne vie avec ses soeurs, bien qu'elle resta évasif à ce sujet.

- Emmett à l'air d'être un grand sportif! Il est impressionnant! Et pourtant si gentil!
- Emmett? Gentil? Tout est relatif. Je répondis en souriant. Disons qu'il a plutôt tendance à prendre tout à la légère mais tant qu'il s'amuse...
- Je trouve ce genre de comportement vraiment appréciable. Je m'excuse d'ailleurs pour mes s½urs. Elles ne sont pas vraiment le modèle de la sociabilité. Mais elles sont gentilles dans le fond. Bella est timide mais adorable.

Profitant de la présence de son nom dans la conversation, je demandai:

- Elle ne vous ressemble pas du tout. Je l'ai senti vraiment embarrassée.
- Effectivement, elle n'est pas aussi habitué que nous aux...changements, déménagement. Elle se sent un peu perdu je pense. C'est toujours difficile d'arriver quelque part et de ne connaître personne.
- Effectivement. Mai ne vous inquiétez pas. On est de votre côté maintenant, Emmett n'est pas du genre à laisser tomber les gens qui lui plaisent et vous lui avez littéralement tapé dans l'½il. Vous connaîtrez bientôt la plupart des gens de cet établissement.
- Ah je vois. Vous êtes le groupe des mecs populaires c'est ça?
- On peut dire ça comme ça. Je répondis en souriant.

Notre conversation fut interrompue par la sonnerie et nous entrâmes dans la salle de cours. Mr Varner nous attendait derrière son bureau, ses lunettes carrées posées sur son nez. La leçon du jour était déjà écrite sur le mûr. C'était quelqu'un de très méticuleux qui ne pardonnait pas les lacunes et le retard. Il était redouté par tous les élèves de première et ne prenait que les très bonnes classes. J'étais assis à une table à peu près au milieu de la salle et n'avait, évidemment, pas de voisin. Alice s'assit gracieusement et sortit ses affaires de son sac. Mr Varner qui m'appelait en faisant l'appel, remarqua la présence de ma nouvelle voisine et demanda de sa voix grave:

- Est ce que je peux savoir qui vous êtes?

Loin d'être impressionnée, Alice se leva et arbora un de ses plus ravissants sourires:

- Je suis Alice Cullen. Je suis arrivée aujourd'hui. Je m'excuse de ne pas m'être présentée en entrant en classe.

Déstabilisé, Mr Varner avala sa salive et déclara:

- D'accord. Je vous... Hum, excuse. Veuillez-vous juste vous présenter à vos camarades de classe s'il vous plait.

Elle se tourna face à tous les élèves qui la dévoraient du regard et répéta:

- Je suis donc Alice Cullen, j'arrive d'Alaska. J'espère que nous allons bien nous entendre!

La classe entière répondit un « bienvenue » collectif et elle se rassit. Je me rapprochai d'elle et lui chuchotai:

- C'est de la triche de les charmer comme ça. Tu peux être sûr que Mr Varner ne sera plus jamais agressif envers toi.
- Profite de mon talent de manipulation cher voisin.Répondit-elle amusée.
- Oh, j'ai bien peur qu'au contraire, ça ne me retombe dessus cette histoire. C'est le voisin chanceux – à l'occurrence moi, dans cette histoire- que l'on va punir. Tu n'entends pas les paroles hostiles qui me sont adressées?
- Vraiment? Tu dois avoir l'oreille plus fine que moi.Répondit-elle un peu perplexe.

Je fus surpris moi aussi. J'avais l'habitude d'entendre des choses que les autres personnes n'entendaient pas. Ca en avait toujours été ainsi. Mes frères et moi avions les sens bien plus aiguisés que la normale. Mais cette fois là, il n'y avait rien de difficile à entendre. La majorité de la gente masculine répétait depuis tout à l'heure que: « tout dans ce monde n'était, de toute façon, fait que pour les frères Hale ». Je me calai un peu plus sur le dossier de ma chaise et me perdis dans mes pensées. Je n'écoutai que rarement les cours. Je trouvais cela particulièrement ennuyant. Si j'avais pu, j'aurais dormi toute la journée. Toutes les heures de cours. Je jetais un ½il sur le cahier d'Alice qui jouait avec son stylo en regardant le tableau fixement. Je fus surpris de constater qu'elle avait déjà terminé tous les exercices. Je regardais le reste de la classe, peut-être que je m'étais vraiment endormi pendant une demi heure sans m'en rendre compte. Je m'aperçus très vite que ce n'était pas le cas et que la plupart des autres élèves étaient, soit penchés sur leur cahier, un air de martyr sur le visage, soit en train de regarder le tableau, semblant espérer que les chiffres danseraient pour eux et leur indiqueraient la réponse. Je jetai mon regard au plafond en tenant mon stylo dans la bouche. Je n'avais aucune envie de faire de stupides exercices d'algèbre. Mon cahier, que je n'emmenais que pour faire semblant de faire quelque chose, était vide depuis le début de l'année et je ne comptais pas le remplir d'aussitôt:

- Mr. Hale!! Hurla la voix de Mr Varner en me faisant sursauter.
- Euh oui?
- Pourriez-vous me dire pourquoi vous êtes le seul à vous tourner les pouces alors que tout le monde travail?
- J'ai bien peur de ne pas trouver de raison qui vous paraîtrai valable. Je répondis faussement ennuyé.
- Très bien, si vous avez décidé de faire le malin, vous allez venir me faire cet exercice.

Il désigna de sa craie le plus long des dix exercices notés sur le tableau. Je me levai doucement et avançai jusqu'au professeur en saisissant la craie dans ses mains. Je l'entendis murmurer: « C'n'est pas ta belle gueule qui te sauvera dans la vie ». Je regardai brièvement de quoi il était question et rigolai intérieurement: il ne m'humiliera pas avec ce genre de chose. Je résolus donc rapidement le problème algébrique en ne notant que le minimum de calculs. Je me dirigeai de nouveau vers lui en arborant un sourire arrogant et me réjouis de son expression effarée et contrariée. Je lui lançai la craie et lui dis doucement: « Je pense que ma « belle gueule » comme vous dîtes me sauvera autant que vos exercices algébriques. ». Je fus surpris de constater qu'au lieu d'être énervé, il paru encore plus mal à l'aise et me regarda comme si je venais de lui démontrer la présence d'alien dans l'espace. De nouveau à ma place, Alice me regarda elle aussi impressionnée puis repris son sourire en déclarant:

- Je suppose que tu vas me mettre ça sur le dos?
- Exactement. Mais je te pardonne parce que tu m'as bien aidé.
- Comment ça?
- C'est en jetant un ½il sur ton cahier que j'ai compris ce qu'on faisait en ce moment.

Elle me regarda de nouveau surprise puis déclara:

- Tu as compris cette leçon en jetant un coup d'½il sur mon cahier?
- Oui, pourquoi?
- Tu dois être un peu surdoué toi.
- Hum, venant de toi, ce serait de la raillerie, rétorquai-je, amusé.
- Comment ça?
- Venant d'une fille qui a écrit et développé complètement dix exercices en moins de cinq minutes, c'est un peu moyen comme remarque non?

Elle ne me répondit pas et me scruta les yeux grands ouverts presque inquiète.
La cloche sonna quelques minutes plus tard. Alors que tous les élèves se dirigeaient vers la sortie et que je m'apprêtai déjà à franchir la porte, Mr Varner m'interpella:

- Mr Hale. Un instant s'il vous plaît, j'ai à vous parlez.

Agacé, je ne m'arrêtai pas et déclarai à son adresse:

- Oui je sais, je suis impertinent et insolent, j'irai au secrétariat pour mettre mes deux heures de colle sur mon planning.

Il ne me rappela pas une seconde fois. Je l'en aurais presque remercié. J'étais d'une humeur exécrable aujourd'hui. Je m'apprêtai à partir et décidai finalement d'attendre Alice que j'appréciai, décidément, déjà beaucoup. Elle me rejoignit au moins trois minutes plus tard et sourit en me voyant:

- Tu m'attendais?
- Non, je voulais raccompagner Mr Varner jusqu'à sa voiture pour me faire pardonner de mon comportement.

Elle rit de son rire claironnant et déclara:

- Il vient de me demander si je voulais changer de place et qu'il pourrait s'arranger pour que je ne sois plus à côté de quelqu'un d'agressif et de mal éduqué.

Mal éduqué. Ce mot me fit sourire.

- Et qu'est ce que tu lui as répondu?
- Que je voulais bien te supporter parce que ton merveilleux niveau en maths m'était d'une grande aide!
- Dans un sens tu es pire que moi. Déclarai-je en rigolant.

Arrivé à l'entrée du lycée, je lui dis:

- Je m'excuse de devoir te laisser, j'ai des heures de retenue à récolter. Mais on se voit demain. Dis bonsoir de ma part à tes s½urs.
- Sans problème!

Je lui fis un signe de main, et me dirigeai vers le bureau du secrétariat. Une petite pièce étouffante avec plus d'étagère que d'espace. Je m'avançai de ma démarche la plus élégante devant la secrétaire et l'offrit mon plus beau sourire:

- Excusez-moi, je viens pour des heures de retenue.

Elle gloussa et remonta ses lunettes avant de regarder sans ses papiers:

- Vous voyez, mademoiselle. Je ne comprends vraiment pas ce qu'a Mr Varner contre moi. Il semble toujours irrité et me lance des regards noirs. Je ne comprends vraiment pas ce que j'ai bien pu lui faire...

Elle me regarda encore une fois et rougit avant de déclarer d'une voix hésitante:

- Vous... Vous savez Mr Hale. Les professeurs étaient des élèves et d'après ce que j'ai entendu, Mr Varner n'était pas quelqu'un de très populaire, bien au contraire. Il en a beaucoup souffert.

- Je vois ce que vous voulez dire. Je représente ce qui l'a fait souffrir. Mais c'est dur pour moi de n'être jugé que sur mon physique. Je ne suis pas que ça vous savez?Je fis ralentir ma voix intentionnellement et baissai mon regard feignant la souffrance. Dans un mouvement impulsif, elle prit mes mains et déclara d'une voix attendrie:
- Oui, bien sûr que je le sais! Mr Hale, Edward, vos excellents résultats parlent d'eux même! Ne vous laissez pas affliger par le comportement de personnes complexées.
- Je le sais bien mais... Comme vous le savez, les heures de colles sont quelque chose de très mal vue sur un dossier. Si je devais rater mon parcours scolaire à cause de ça, j'aurai l'impression de n'avoir rien pu prouver vous comprenez?

Je levai mon regard vers le sien, les yeux brillants. L'effet fut immédiat. Elle lâcha mes mains, regarda dans ses papiers furtivement et déclara en me souriant:

- Vous voyez, c'est bien dommage, je ne trouve aucune heure de libre dans votre emploi du temps. Alors ce sera un petit secret entre nous.
- Oh! Merci beaucoup! Je vous en serai éternellement reconnaissant! Demandez-moi ce que vous voudrez ! Elle s'enorgueillit d'autant plus de cet élan de gratitude et roucoula:

- Ce n'est rien, ce n'est rien. Ah ces jeunes, toujours à faire des montagnes de pas grand chose! « Si seulement tu savais ce que je voudrais que tu me donnes en ce moment. ». Je sursautai en entendant ce murmure. Je la regardai, elle me souriait toujours chaleureusement et ne prêtai plus attention à mon hallucination auditive. Je n'eus plus le temps d'y penser: quand j'ouvris la porte, qui s'ouvrit sur une silhouette fine et un parfum renversant. Je me reculai sous l'effet de la surprise et nos regards se rencontrèrent pendant quelques secondes qui me parurent des heures. Aucun de nous n'osait bouger. Je me décidai à parler:

- Tu...

Je n'eus pas le temps de finir ma phrase, qu'elle avait tourné les talons et avait presque disparue au bout du couloir. Décidément... Ce petit jeu me plaisait de plus en plus. J'eus le loisir d'observer une dernière fois ses longs cheveux qui se balançaient au rythme de ses pas avant qu'elle ne disparaisse complètement de mon champ de vision. Je pris quelques secondes à pouvoir recommencer à me mouvoir. Je me demandais: pourquoi m'avait-elle fuit? Est ce que je l'impressionnais? J'étais excité mais aussi euphorique d'avoir enfin trouvé quelque chose, quelqu'un, qui émoustillait mon désir, ma curiosité. Je pris ma décision: Bella Cullen sera à moi et je prendrai tout mon temps pour la traquer: je délecterai le plaisir de ressentir enfin de l'intérêt pour quelque chose, pour elle.



Pendant ce temps: (Point de vue d'Emmett)

La première étape de mon plan avait fonctionné. Je me retrouvai seul avec Rosalie et Bella, dans la cafétéria. Maintenant, je devais trouver un moyen pour isoler ma proie: Rosalie Cullen. Jusque là, j'avais toujours eu la prétention de parler de mes ébats sexuels avec les filles les plus belles de la région, bien que la définition du mot "belle" avait perdu tout son sens depuis que je l'avais rencontrée. Mais, elle, c'était autre chose. Sa démarche féline, son regard de braise et ses lèvres pulpeuses avaient fait naître en moi un désir ardent que je n'avais jamais éprouvé auparavant. Je n'avais qu'un objectif en tête: la mettre dans mon lit. Elle m'envoûtait. Je la voulais, et je l'aurai. Je devais à tout prix me retrouver seul avec elle pour passer à l'autre étape de mon plan. Comme si elle avait entendu mes prières, Bella se leva, nous salua et s'en alla. Je jubilai. Il y avait vraiment un Dieu dans le ciel!!! Je passai à l'attaque. Je pris la place de Bella et la fixai. Rosalie Cullen: l'objet de mes fantasmes. Son odeur était appétissante, enivrante. Si on ne s'était pas retrouvé dans le réfectoire, je ne sais pas ce qui m'aurait empêché de lui arracher tous ses vêtements et de lui sauter dessus. Je devais avoir gardé la bouche ouverte durant ma contemplation car elle me regardait d'un air amusé. Je fulminai à l'intérieur. Ce n'était pas le moment de me faire passer pour un débile. Je lui offris mon sourire le plus radieux et commençai à me rapprocher d'elle. Nos pieds se touchèrent, nos genoux se frôlèrent. Je sentis des frissons d'excitation me parcourir tout le corps. Nos visages étaient à quelques centimètres l'un de l'autre. On continuait à se fixer. J'étais aux anges. Ca allait marcher.

- Qu'est-ce qu'on fait, maintenant? Lui susurrai-je au creux de l'oreille alors qu'une nouvelle vague de sensations déferlait en moi, à cette approche.

A cet instant, la cloche retentit. Nous restâmes, là, quelques minutes sans bouger. Je frissonnai d'envie. Son regard était enflammé- à moins qu'il s'agisse du reflet de mes yeux dans les siens, couleur or. Puis, elle esquissa un sourire en coin qui me fit fondre de plaisir. Je n'étais plus Emmett Hale. Je n'étais que désir.

- Là..., me murmura-t-elle d'une voix suave et irrésistible, en se penchant encore un peu vers moi, l'air amusé, on va...en cours.

Destabilisé, je la regardai droit dans les yeux. Hmm, elle voulait jouer. Ca tombait bien, j'adorais jouer et surtout je n'aimais pas perdre.

Puis, elle se leva, un peu trop vite à mon goût. Et elle partit, de sa démarche sensuelle et sauvage. En se retournant, elle m'adressa un clin d'½il alors qu'un sourire coquin plein de sous-entendus se dessinait sur ses lèvres pleines. A mon tour, je pris mes affaires et sortit de la cafétéria, un grand sourire au visage. J'étais au comble de l'extase.

- "Ca y est. C'est dans la poche!" me dis-je tout bas, en me dirigeant vers ma salle de classe.

Bientôt, Rosalie Cullen m'appartiendra.









# Posté le samedi 29 novembre 2008 13:55

Modifié le dimanche 30 novembre 2008 04:01

"Ma vie n'est qu'une vaste solitude, appelée souffrance"

"Ma vie n'est qu'une vaste solitude, appelée souffrance"
Chapitre2: L'enfer du passé (Point de vue de Bella)

Je ne me supportais plus. Je ne les supportais plus. Je sentais couler ces regards inquisiteurs sur ma nuque, les murmures incessants à mon sujet. Je voulais disparaître. Je me trouvais là au milieu de ce calvaire, entourée d'une quinzaine d'élèves agités, attendant le début du cours de chimie. J'aurai dû rester à la maison. Mais bien évidemment, Alice m'en aurait empêché. Cette dernière ne tenait plus en place depuis notre arrivée à Forks et surtout depuis qu'elle avait fait la connaissance des frères Hale. Dès la fin des cours, elle avait programmé tout un tas de sorties avec eux afin de connaître à la perfection les environs et surtout les boutiques les plus branchées du coin. Et elle n'avait cessé de parler de ses projets jusqu'au retour à la maison. Nos parents ne s'étaient pas étonnés de la voir arriver dans cet état d'excitation. Alice était la seule à posséder un tel enthousiasme et la seule à pouvoir s'adapter complètement à notre nouvelle vie. Rosalie, avait paru absente durant notre trajet vers la maison, et bizarrement arborait un sourire. Je suppose qu'être devenue le centre d'intérêt de la gente masculine de Forks lui avait plu. En arrivant, je n'avais pas pu supporter le regard inquiet de mes parents et m'étais enfermée dans ma chambre toute la nuit. Je détestais les faire souffrir. Cette journée avait été un enfer pour moi et ils s'en étaient sûrement rendu compte: mes soeurs et surtout Alice avaient trouvé tous les moyens pour nous faire remarquer dès notre premier jour au lycée, comme si notre beauté ne suffisait pas. Il avait fallu qu'elles prennent la Audi, qu'elles débarquent en top models dans la cafétéria et qu'elles fassent la connaissance des mecs les plus populaires du lycée. En gros, on avait eu droit à la totale. Je ressassai les paroles d'Alice dans ma tête: "Ne t'inquiète pas Bella. Tout ira bien, tu verras. C'est une nouvelle vie pour nous qui commence. Fais un effort pour nous et surtout pour toi"avait-elle rétorqué. "Essaie d'être heureuse pour une fois. Promets-le moi" avait-elle dit suppliante. Comme tout le temps, Alice avait obtenu ce qu'elle désirait - une grimace de ma part suivie d'un soupir qu'elle avait pris pour un acquiessement. Je m'étais sentie encore plus mal, avec l'impression d'être égoïste. Ils étaient ma famille à présent. Ils m'aimaient et je les aimais également. Je savais qu'ils ne voulaient que mon bonheur, et qu'ils en souffriraient tant que je ne sois pas complètement heureuse. Cette pensée me déchira un peu plus le coeur. Comment être heureuse dans un monde comme le mien? Mon monde n'était que douleurs et maux. Le bonheur n'était que poison. Dans mon monde, il n'y avait que souffrances. D'ailleurs tel était son nom. Mon monde s'appelait SOUFFRANCE. Cette certitude me fit chanceler, et je m'agrippai aussitôt au bord de ma paillasse. Un sentiment de tristesse me submergea, et soudain j'eus envie de pleurer. Mais les larmes ne vînrent pas. Oui, je souffrais et les cicatrices du passé n'avaient pas guéri. Au contraire, elles s'étaient ouvertes, telle une plaie béante qui me rappelait chaque matin que je ne pourrais jamais être heureuse et que mon passé sera toujours là à me poursuivre, quoiqu'il advienne. Mais je ne pouvais pas me laisser dépérir et abandonner cette famille que j'aimais et qui avait fait tant de choses pour moi. Il en était hors de question. Je devais trouver un moyen pour enfouir au fond de moi ce passé ténébreux qui métouffait et m'empêchait de vivre.
Un léger bruit m'arracha à mes pensées obscures. Je me retournai et vis assis près de moi, Edward Hale. Ses grands yeux verts plongèrent dans les miens. Comme émantée, je ne pouvais pas quitter mes yeux des siens. Je me noyai dans un flot de sentiments me rappelant mon passé sans que je sache réellement pourquoi et comment. Son regard, me rappelait quelque chose mais je n'arrivais pas à la définir. Ses yeux étaient empreints de curiosité. Un silence s'était installé dans la salle. Bien sûr, Edward Hale, le mec le plus populaire du lycée sétait assis près de moi et me fixait depuis déjà quelques minutes sans broncher. Tous les élèves avaient donc assisté à la scène, avides de ragôts à raconter à la pause. Ce dernier ne semblait pas avoir remarqué que tout le monde s'était tourné vers nous et continuait à m'observer intensément. Gênée, je baissai les yeux et m'empourprait, bien que ce fut inaperçu. L'entrée de Mr. Banner, le professeur de chimie, me permit de retrouver une certaine contenance. Crispée, je pris mes distances avec Edward, qui continuait à me fixer, et demeurai impassible, froide comme à mon habitude.

- Eh bien, Mr. Hale, on essaye d'intimider la nouvelle? s'était exclamé Mr. Banner. Et sans attendre la réponse du jeune homme, il enchaîna:
- Veuillez veiller à ce que Mlle Cullen rattrape les cours du premier trimestre, je pense que votre bon niveau lui sera d'une très grande aide. Sur ce j'espère de vous un comportement irréprochable.
- Bien évidemment, monsieur. Je m'occuperai personnellement à ce que Bella - je tressaillis à mon nom - se sente à l'aise à Forks, vous pouvez me croire, avait-il dit un sourire aux lèvres.

Détestant être au centre de l'attention, j'essayai de me recroqueviller un peu plus sur ma chaise, et fermai les yeux. Je vivais un enfer. Le cours débuta et je sentis son regard me scruter. J'avais l'impression qu'il me brûlait la peau. N'en pouvant plus, je relevai la tête et le foudroyai du regard. Un instant, il fut décontenancé mais se reprit et me sourit. Je ne comprenais pas. D'habitude, les gens s'éloignaient de moi face à mon attitude rigide et froide. Ils m'évitaient comme la peste et je le leur rendais bien. Passant mon temps à l'écart des autres, je trouvais inhabituel le fait qu'il s'intéresse un temps soit peu à ma petite personne d'autant plus qu'il était populaire. Depuis mon arrivée, j'avais eu l'écho d'un bon nombre de discussions portant sur le beau Edward Hale. Toutes les filles étaient folles de lui. Alors pourquoi vouloir faire ma connaissance ou être gentil avec moi, alors que je me montrais austère envers lui et tous les autres. Des questions se bousculèrent dans ma tête. Mon attitude avait-elle parue suspecte depuis mon arrivée? Avais-je fait un faux pas? Non, c'était impossible. Le doute s'immisça en moi. D'autrepart, je ne le connaissais pas. Il avait peut-être vu quelque chose de bizarre ou...

- Ca va? me demanda t-il, interrompant le cours de mes pensées.
Tu m'as l'air soucieuse, tu as un problème? tu as besoin de quelque chose? me questionna t-il inquiet. Je restai interdite, alors qu'il continuait à me dévisager. A voir le mal partout, j'en devenais parano. Il n'avait rien remarqué. Il voulait juste être ami. Un sentiment d'angoisse m'envahit.
- Tu te sens mal? sinon je peux t'emmener à l'infirmerie si tu veux.

Je secouai la tête en signe de négation. Il parut soulagé et me sourit. Je grimaçai. Qu'allai-je faire? Il était gentil avec moi mais je ne pouvais pas le fréquenter. Je ne devais pas. Je ne me sentais pas assez forte pour ça.

- Aurai-tu perdu l'usage de la parole? s'enquit-il l'air mi-amusé mi-anxieux.
- Euh, non,dis-je en évitant son regard.
Il se rapprocha de moi. Je me crispai un peu plus, serrant les poings.

- Je me demandais si tu aimerais...,commença t-il.

Heureusement, la cloche retentit. Je rangeai mes affaires à toute vitesse et me précipitai vers la sortie en prenant bien soin de ne pas faire de faux pas. L'air frais entra dans mes poumons, soulagée je m'appretai à partir lorsque soudain, je fus plaquée contre le mur, les deux poignets levés tenus par deux mains douces mais fermes. Je levai doucement la tête et me retrouvai face à deux grands yeux verts ténébreux.

- Pourquoi tu me fuis?





# Posté le dimanche 30 novembre 2008 07:31

Modifié le lundi 01 décembre 2008 08:40